Les étapes de fabrication d’un carnet cousu-collé

Ami internaute, bonjour !
Aujourd’hui, je vais te parler de mon métier de relieuse.
Avant de commencer, tu dois savoir que je suis complètement autodidacte dans quasiment tout ce que j’entreprends et aussi que certains termes sont volontairement simplifiés pour faciliter la compréhension du processus de fabrication.
C’est parti !

Voici les différentes et principales étapes que je répète chaque jour (ou presque) afin de créer mes livres (un carnet est presque comme un livre vierge, prêt à être rempli de votre histoire).

  1. Le pliage des feuilles : que l’ouvrage final contienne 20 ou 500 pages, le commencement est le même, il faut plier les feuilles. En général, je les plie simplement en deux (il est possible de les plier en plus de fois que deux, mais c’est une technique je n’utilise pas).
    La plupart des carnets que je réalise ont un format final en A5, donc j’utilise le plus régulièrement des feuilles au format A4.
  2. L’assemblage des feuilles en cahiers : cette étape consiste à empiler les unes dans les autres les feuilles préalablement pliées. Généralement, en cahiers de 4 à 8 feuilles.
  3. La couture des cahiers : voici le moment de coudre ensemble les cahiers (mon moment préféré, le carnet commence à se former entre mes mains). Après avoir repéré puis pré-percé les cahiers, j’utilise un cousoir, sur lequel j’ai tendu des cordes ou des rubans afin de coudre les cahiers un à un le long de celles-ci.
    Je vous ferai une petite vidéo de démo si cela vous dit de voir comment on fait. Ca y est, notre carnet est cousu !
  4. Encollage du dos : une fois le carnet cousu, et pour lui apporter plus de solidité, j’encolle le dos (cf. : Anatomie d’un carnet)..
    Le carnet est maintenant cousu-collé !
  5. Arrondissage du dos : vient le moment de prendre son marteau (en réalité, c’est d’un maillet qu’on se sert). Pour le moment, le dos est droit, mais quand on aura fini cette étape, il sera arrondi, comme je les préfère. Donc, sur une surface plane d’abord, je viens frapper le dos afin de lui donner petit à petit la forme arrondie. Puis, une fois l’arrondissure souhaitée obtenue, je mets le carnet dans une presse afin de parfaire la forme et d’aplanir les cordes sur lesquelles j’ai cousu les cahiers.
  6. Pose du signet et des tranchefiles : une fois le dos bien arrondi, je viens coller le ruban qui servira de signet (marque-pages). Puis, soit je viens coller des tranchefiles tout prêts, soit je les couds à la main avec du fil de soie (je suis actuellement en plein apprentissage de cette technique réputée difficile, et le rendu est juste sublime).
  7. Préparation du faux-dos : le dos est maintenant collé avec le signet et les tranchefiles. Les cordes qui m’ont servis à coudre le carnet sont aplaties au maximum, mais ce n’est pas suffisant pour avoir un dos bien lisse, sans aspérités. Pour le lisser, je colle une ou plusieurs couches de tissus et de papier spécial, que je peux ensuite poncer. Cela fait, je viens poser des « faux » nerfs, qui sont des rubans de cuirs épais.
  8. Préparation et pose de la couverture : dans un morceau de bois fin ou de carton épais, je viens découper ce qui deviendra les plats du carnet. Puis je les perce afin de pouvoir y glisser les cordes du dos du carnet. Je colle le tout avec de la colle forte en veillant à bien aplatir la corde.
  9. Préparation et pose du cuir : une fois le dos bien sec, je peux enfin encoller le cuir ! Il faut d’abord le parer (le désépaissir) afin de faciliter le travail de finition et d’avoir un rendu le plus parfait possible. Je colle ensuite le cuir en commençant par le dos et en utilisant une ficelle pour bien faire ressortir les nerfs du dos (note pour moi-même : acheter une pince à nerfs). Je viens ensuite coller le cuir sur les plats.
  10. Finitions du cuir : je replie ensuite le cuir (que l’on a soigneusement paré avant, oui, oui) en tête et en queue des tranchefiles vers l’intérieur (traduisez : en haut et en bas des tranchefiles) . Idem à l’intérieur de la couverture, puis je colle. Si je devais teinter mon cuir, ce que je ne fais pas encore, je le ferais à cette étape-là je pense.
  11. Pages de garde et ultimes finitions : nous voici enfin au dénouement ! Les derniers gestes que je pratique pour donner vie à mon ouvrage. Que l’on choisisse un papier coloré, texturé ou fantaisie, ce sont les pages de garde qui viendront parfaire l’allure générale du carnet. Et c’est le moment de les coller. Minutieusement. Une fois qu’elles sont sèches, j’en viens à l’ultime étape, qui consiste à ajuster les pages de garde et à faire les dernières vérifications.

J’ai passé sous silence toutes les étapes de passage sous presse de l’ouvrage ainsi que les temps de réalisation de chaque étape et de séchage.
Chaque base de carnet, même le plus petit en A6, me prend généralement entre 5 et 7 heures de travail.

Les étapes suivantes relèvent de la décoration du carnet et je vous les présenterai dans un autre article (elles aussi sont généralement assez longues. Entre les temps de réalisation et de séchage).
J’espère que cet article vous a plu et que j’aurai réussi à partager avec vous la passion qui m’anime à faire ce métier magique et à tout créer de mes mains.

A la prochaine, bonne route, amis voyageurs !

Anatomie d’un carnet

Bonjour à vous amis voyageurs,

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un aspect un peu plus technique de mon métier de relieuse.
Lorsque vous passez une commande personnalisée pour un carnet, je vous demande en des termes simplifiés ce que vous souhaitez pour embellir votre carnet sur mesure.
Et si je vous montrais les noms réels de toutes ces choses que je vous demande ? marque-page, couverture, première page intérieure, etc…

Afin d’être le plus clair possible, j’ai dessiné pour vous un petit schéma simple des différentes parties qui composent un carnet (ou encore un livre).

Ainsi, le ruban – marque-page en satin devient le signet,
la couverture devient respectivement les plats avant et arrière (qui peuvent être différents selon les modèles de carnets, c’est d’ailleurs généralement le cas dans ma boutique).
La première page intérieure, souvent colorée, et que je prends soin d’assortir aux mieux à l’ensemble, s’appelle la page de garde ou simplement la garde.
L’arrière (le dos) avec « les bosses« , qui sont en réalité les cordes dont je me suis servi afin de coudre les pages entre elles, se nomment les nerfs (et j’adoooore les carnets avec des nerfs).
Le « petit bourrelet » soit en tissu soit en fil en haut et en bas des tranches, coloré et assortis également la majeure partie du temps, s’appelle le tranchefile.

Pour les autres parties, telles que les coins, plus communs ou encore la tranche que j’ai préféré simplifier (car elle se décompose encore en plusieurs parties : tranche de tête, gouttière, etc…mais restons simple), ils sont plus faciles à deviner.

Il y en a encore d’autres mais je pense vous avoir présenté les plus utiles.

Je vais essayer de faire des articles comme celui-ci plus souvent.
Peut-être même dans des domaines différents (recettes, etc) afin de pouvoir partager encore plus avec vous.
Cela vous plairait ?

N’hésitez pas à commenter, partager, liker mes publications sur le site ou encore sur les réseaux sociaux.
C’est une aide vraiment précieuse pour les petits créateurs afin de se faire connaître et donc de pouvoir vivre de leurs passions.

A la prochaine, bonne route amis voyageurs !

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